Vie et joie à vous qui cherchez Dieu!

mercredi 13 décembre 2017

Le 17 novembre 2017, les moines de l’abbaye de Scourmont se sont élu un nouveau père abbé dans la personne de 

Dom Damien Debaisieux.

Dom Damien Debaisieux est né à Soissons, en France, en 1971.  Il est entré à Scourmont en 2004 et a été ordonné prêtre en 2014.

Il est bien connu au sein des entités du « Groupe Chimay », puisqu’il participe à un certain nombre de Conseils d’Administration.

Il recevra la bénédiction abbatiale en l’église abbatiale de Scourmont

le dimanche, 17 décembre, à 11h00.




Frère Jean Bosco

Ordination diaconale ce 20 Août dans l'Eglise Abbatiale de Maredsous


Frère Jean-Bosco a franchi un pas dans son cheminement!

C’était dimanche, le 20 août 2017 dans l’Eglise abbatiale de Maredsous que par la grâce du Saint Esprit ma vie a été renouvelée. Monseigneur Fréderic Rubwejanga, évêque émérite du diocèse de Kibungo au Rwanda, m’a conféré l’ordination diaconale au cours de l’eucharistie.
Je rends grâce au Seigneur pour ce don gratuit qui nous invite à imiter le Christ Serviteur.
Je suis né dans une famille chrétienne catholique le 22 novembre 1981 au Rwanda, je suis entré au monastère de Gihindamuyaga en octobre 2006. J’ai prononcé mes premiers vœux monastiques le 21 mars 2009 et j’ai émis ma profession perpétuelle le 21 septembre 2013. J’ai été envoyé au grand séminaire de Kabgayi pour le cursus de philosophie et actuellement je suis au séminaire Notre-Dame de Namur pour la formation de théologie.

« Dieu aime celui qui donne avec joie »

Notre Père Saint Benoît, dans sa règle des moines nous dit : « Dieu aime celui qui donne avec joie » (5, 16). Pour moi, devenir diacre c’est d’être capable de se donner et de servir nos frères et sœurs dans la joie fraternelle. Aujourd’hui, c’est un appel dont notre Eglise a besoin. Que le Seigneur nous donne à tous la grâce de répondre à cet appel de devenir de bons serviteurs comme le Christ.
Bref, l’ordination diaconale est un bon engagement qui nous permet d’aller vers l’autre. Dans notre vie chrétienne, il faut avoir le courage de se donner. Eh bien, nous avons besoin de l’autre pour que nos dons et nos talents puissent grandir et porter du fruit. Soyons heureux de nous donner dans tout ce que nous avons… et nous recevrons en abondance, comme nous le promet la Parole de Dieu : « Car à tout homme qui a on donnera et il aura en surabondance, mais celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé » (Mt 25, 29). Dans cet appel au service, il suffit de dire oui comme la Sainte Vierge Marie.

« Sois avec nous, Dieu tout-puissant… »

Enfin, ce qui m’a touché dans le rituel, c’est le geste de la prostration : après que toute l’assemblée ait invoqué l’Esprit-Saint, l’ordinant se couche franchement à terre, en même temps que l’assemblée se met debout ou à genoux pour supplier Dieu et tous les saints du paradis d’intercéder et d’agir pour lui. Ces rites préparent les gestes qui vont faire de l’ordinant un ordonné : l’imposition des mains de la part de l’évêque, qui donne le Saint-Esprit, et la prière consécratoire qui, une fois encore, supplie Dieu avec insistance pour qu’il envoie le don de sa grâce : « Sois avec nous, Dieu tout-puissant, nous T’en prions, sois avec nous ».
Cette ordination fut donc une grande joie pour moi : voir qu’à ceux qui se donnent, Dieu n’enlève rien mais enseigne à donner avec joie.


Frère Jean Bosco.


Sr Catherine de Jésus, 
Carmélite de Boussu
Première Profession



Tout est grâce ! (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus)

Pour le jour de ma première profession, j’ai désiré qu’il soit une journée bien ensoleillée. Mais la veille et l’aube de ce jour-là (l’Assomption de la Vierge Marie), il y avait des nuages, des foudres et puis des pluies. Sans me désespérer, je faisais confiance en Celui qui m’aime. En effet, quelques heures plus tard, le soleil commence à briller. Alors, je Lui rendais grâce. Et j’ai passé une journée très heureuse avec mes sœurs dans la communauté et ma famille. C’est un beau jour pour commencer cette nouvelle étape, et pour approfondir de plus en plus cette vie monastique selon notre charisme.
La météorologie de ce jour-là est semblable à la vie de consacrée. Puisqu’il y a des temps nuageux et des temps sereins, de la pluie et du soleil… Il en est de même dans la vie spirituelle, il y a des jours où je suis dans la paix, la joie et la consolation… mais il y a aussi des jours de sècheresse, de combats et de larmes… Pourtant je compte sur Celui qui me rend forte. J’espère que tout passe et je crois en Celui qui m’aime toujours. Je tâche de faire mon possible pour Lui faire plaisir.
De tout cœur, je vous remercie de vos prières à l’occasion de mes Vœux. S’il vous plaît, continuez à prier pour moi, afin que je sois fidèle jusqu’au bout.
Que le Seigneur vous entoure de sa protection et de son amour.
Que Notre Dame du Mont Carmel vous prenne sous son manteau.
En communion fraternelle.

Sœur Catherine de Jésus, ocd.

Vœux définitifs de Frère Estephan Trappiste d’Orval




Choisir entre le mariage et la vie monastique »
Frère Estephan Nassr (38 ans), ayant la double nationalité libanaise et syrienne, a récemment prononcé ses vœux définitifs. L’histoire d’Abraham – « quitte ton pays, ta famille et ta parenté, et va vers le pays que je te montrerai » (Genèse 12,1) – résonne pour lui d’une façon tout à fait particulière. Tertio y était lorsque le jeune moine a choisi de façon définitive la communauté des trappistes d’Orval.

« Je viens d’une famille grecque catholique de 11 enfants. À la maison nous étions 7 frères et 4 sœurs. Pour la culture arabe dans laquelle j’ai grandi, la famille occupe une place centrale. Se réunir est important : pour boire ensemble le café – ou autre chose si tu n’aimes pas le café – ou simplement pour bavarder. Le dimanche surtout, être ensemble en famille est essentiel. Ces moments communautaires consolident le lien mutuel.

Marqué par la guerre

Ma double nationalité libanaise et syrienne est due à la situation précaire de la région. Ma jeunesse a été marquée par la guerre. Quand j’étais enfant nous avons déménagé du Liban vers la Syrie, mais pour mes études de droit civil nous sommes retournés au Liban. Dans ces pays beaucoup de religions vivaient autrefois côte à côte de façon pacifique. Maintenant, malheureusement, c’est moins le cas. Actuellement je préfère ne plus suivre les nouvelles comme autrefois, parce que cela me fatigue et m’attriste.

Choix difficile

Comme jeune homme, j’ai dû faire un choix : allais-je me marier et fonder une famille ou devenir moine ? À ce moment, je n’avais pas encore trouvé de vraie stabilité dans ma vie, et ce n’était pas clair pour moi. C’était vraiment moitié-moitié. En plus, j’étais bien catholique mais pas vraiment pratiquant. J’aurais tout aussi bien pu me marier et devenir père car j’aime beaucoup les enfants. Lorsque, voici 10 ans, je suis entré dans le monastère trappiste de Saint Sauveur dans la région de Beyrouth, je n’étais pas encore complètement convaincu de ma démarche. Ce qui fit le déclic n’était pas tellement la réponse sentimentale ou intellectuelle, mais bien mon expérience : je me sentais à mon aise dans la vie de moine. C’était là pour moi un signe que Dieu me soutenait de Son Amour.

Chez moi à Orval

Le monastère au Liban connut une période difficile. Au début, l’intention était de rester temporairement à Orval, mais lorsque le monastère de Saint Sauveur fût finalement obligé de quitter l’Ordre des Cisterciens de la Stricte Observance (appellation officielle des Trappistes), la perspective changea. Je me sentais de plus en plus chez moi à Orval. Ce qui m’attire ici depuis le début c’est la beauté du lieu, et l’ouverture de la communauté. Je me sens vraiment apprécié par mes confrères, de qui j’ai appris énormément de choses. Nous vivons à 14 frères de 8 nationalités différentes. Cette diversité est une grande richesse. Apprendre le français, était une raison de venir à Orval. C’est drôle que cela ait pu se faire dans un ordre « silencieux » (rire).

Dispersés

La famille dans laquelle j’ai grandi s’est dispersée dans le monde entier. Pour ma sœur en Australie c’était un peu loin d’arriver jusqu’ici. Trois frères sont venus de Suède. Deux frères qui sont aussi là bas n’ont pas obtenu les bons papiers. Cela faisait 20 ans que je n’avais plus vu mon frère de Suisse. L’une de mes sœurs aînées est handicapée depuis des années. Ma mère est restée près d’elle. Elle n’a donc pas pu venir non plus. C’est la première fois en 20 ans qu’autant de membres de la famille ont pu se réunir, même si ce n’était encore que la moitié de la famille. Que cela ait pu se faire à l’occasion de ma profession solennelle, me conforte dans la conviction que j’ai fait le bon choix. Pour mon père, au début, mon choix de devenir moine était difficile à accepter. Le jour de ma profession, pendant la procession des offrandes, il apporta les offrandes à l’autel avec moi. C’était comme si, en faisant cela, il me donnait moi-même à la communauté d’Orval. Ce moment m’a profondément touché.
Service

Mon nom civil est Dani, mon nom de baptême est Stephan, qui est le nom arabe de « Etienne », le premier diacre. Le service diaconal du lavement des pieds m’est très cher pour ma vie de moine. Je l’ai donc choisi comme évangile pour ma profession. Les autres lectures aussi relèvent d’un choix conscient. L’histoire d’Abraham – la première lecture – est mon histoire. Les paroles que Dieu lui dit, il les dit aussi à moi : « quitte ton pays, ta famille et ta parenté et va vers le pays que je te montrerai ». C’est toute une mission, mais je l’accepte parce que j’ai conscience que c’est Jésus qui me donne la joie. Et la deuxième lecture était de Paul. J’ai longtemps vécu à Damas où j’allais à l’école et j’habitais dans la Rue Droite. C’est la rue où Paul, après sa conversion, a été reçu par Ananias. Avec mes vœux définitifs, le chemin n’est pas terminé. Notre communauté accorde beaucoup d’importance à la formation permanente. C’est pourquoi je vais suivre à la fraternité de Tibériade, à Lavaux-Ste-Anne, la première année de formation théologique.

Paix

Jamais je n’ai fait un choix aussi conscient, jamais je n’ai réfléchi et médité aussi longtemps sur une décision. Finalement cela a duré 10 ans. J’ai choisi une vie de célibat et ne connaîtrai donc jamais la grâce d’avoir des enfants à moi. Cela a été un combat permanent, mais j’ai appris à ouvrir mon cœur aux enfants des autres. Quand je vois mes neveux et nièces, je les aime comme s’ils étaient mes enfants. Telle est aussi la grâce de la vie monastique : l’amour que l’on peut éprouver pour tous les hommes. Finalement c’est cela qui compte. Cette pensée m’a apporté la paix durant les dernières années et me rend simplement heureux. »

Première profession perpétuelle depuis 20 ans

Les vœux perpétuels de frère Estephan Nassr sont un moment particulier non seulement pour lui-même, mais aussi pour toute la communauté des trappistes d’Orval qui est à la fête. « C’est la première fois en 20 ans que nous célébrons une profession solennelle, dit le père-abbé Lode Van Hecke. C’est quand même très spécial, certainement pour les jeunes moines, car ils n’ont encore jamais vécu cela. Mais pour le reste de la communauté aussi, bien sûr, c’est un événement joyeux ». Pendant son homélie le père-abbé montre que la suite du Christ dépasse nos capacités humaines. « Qui pourrait soutenir cela longtemps rien qu’avec ses propres forces ? » Dans la lecture de l’évangile du lavement des pieds Jésus donne lui-même la signification essentielle de la vie monastique : « nous ne devons rien inventer : l’appel et l’exemple viennent de Jésus lui-même. Si lui-même n’était pas le point de départ et le point final, notre générosité ne serait qu’une quête de nous-mêmes. Au lieu d’être moine, nous jouerions au moine. Nous sommes ici pour trouver notre bonheur en Dieu. En lui nous cherchons – et nous trouvons – le visage de Jésus. Nous sommes moines pour devenir ‘participants de Lui’. Les trois figures des lectures choisies – Abraham, Paul et Jésus – t’accompagneront toujours et te rendront libre pour aimer », dit l’abbé à frère Estephan. « Libre pour donner, libre pour par-donner (ce qui veut dire : donner à l’extrême). C’est à cette liberté que tu es aujourd’hui appelé. »

Fr Estefan Orval

mardi 24 octobre 2017

Rencontre des Jeunes de la COREB
Communauté Saint Jean Banneux


Vendredi 3 novembre 2017

17h30 : Accueil
18h00 : Vêpres
Après les Vêpres : Informations concernant la « marche des jeunes »
(24 mars 2018)
19h15 : Souper parlant avec la Communauté
20h00 : Exposé introductif
21h00 : Soirée détente (+ paiement)
22h15 : Complies


Samedi 4 novembre 2017

07h15 : Laudes
08h00 : Déjeuner en silence
08h30 : Conférence
09h30 : Pause
09h45 : Carrefours
10h30 : rencontre avec sœur Marie Sophie (COREB) + élection au Comité
11h30 : Eucharistie
12h30 : Dîner en silence avec la Communauté
Vers 13h30 : si le temps le permet, balade ou petite visite du Sanctuaire
14h15 : Conférence
15h15 : Pause
15h30 : Carrefours
16h15 : Plenum
17h15 : Évaluation

17h30 : Au revoir

samedi 9 septembre 2017

Tu as entre 0 et 10 ans de vie religieuse ou moins de 45 ans d’âge

Quelle que soit la communauté religieuse dont tu es membre (contemplative, apostolique, nouvelle…), les jeunes de la COREB (conférence des religieuses/religieux en Belgique), t’invitent pour un temps de formation, d’approfondissement et de rencontre fraternelle.
Avec P. Bernard Peeters, jésuite, nous te proposons le thème :
« Prends, Seigneur et reçois… » 
Une offrande eucharistique
À ton agenda : du vendredi 3 novembre (17h00) au samedi 4 novembre 2017 (17h30)
Au Prieuré Regina Pacis
Communauté Saint Jean
Rue de la sapinière, 50
B-4141 Banneux Notre Dame
Tel 04 360 01 28

À emporter : Bible, chaussures de marche, instrument de musique, serviettes de bain, draps de lit, taie d’oreiller, de quoi noter.

Pour la soirée détente, merci d’amener :

- une friandise (si tu es sœur) ou une boisson (si tu es frère)
- un bon mot ou un texte que tu aimes, en guise de partage

INSCRIPTION

S’adresser à Sœur Sandra Constance du carmel d’Argenteuil :
sand.constance@gmail.com

Date limite : 15 octobre 2017
Abbaye / communauté :
Sœur(s), Frère(s) :
Ordre / congrégation :
Adresse :
Tél :
Les frais de séjour, pension et animation (40 €), seront à payer sur place à Sr Marie-Jean et Sr Tiziana. MERCI.

A BIENTÔT !!!


Comment arriver chez les frères de saint Jean à Banneux ?

  1. En bus (Horaires des bus sur le site du TEC : http://www.infotec.be)

  • Depuis Liège, ligne n° 64 (Liège Opéra - Banneux). Descendre à l’arrêt : « Rue Jean-Paul II ». Le prieuré, avec ses trois tours et son portail blanc, se trouve à 100 mètres de l’arrêt de bus, en face de la petite pizzeria « Trinacria », 43 C, rue de l’Esplanade. Entrez et sonnez, vous êtes les bienvenus (l’accueil « Nazareth » est à droite du portail).
  • Depuis Verviers, ligne n° 727 (Verviers – Aywaille). Descendre à l’arrêt « rue Jean-Paul II ».
  • Depuis Spa, ligne n° 62 (Spa – Aywaille). Descendre à l’arrêt « rue Jean-Paul II ».

  1. En train (Horaires des trains sur le site de la SNCB : http://hari.b-rail.be)
  • Via la gare de « Liège-Guillemins » : correspondance avec le bus 64, face à la gare.
  • Via la ligne « Liège-Guillemins » / « Verviers » : descendre à la gare de « Pepinster » (différente de « Pepinster Cité »). À « Pepinster », rejoindre la rue principale et prendre le bus n° 727 en direction de « Banneux » (voir ci-dessus). En cas de problème, possibilité de venir vous chercher (participation libre aux frais).
Si vous avez un problème, adressez-vous à fr Marie-Robert :

0493 849 697

lundi 7 août 2017

LA COREB
Lors de l'Assemble générale de la COREB du 2 juin 2017, le Père Franck Janin, Provincial des Jésuites et Président de la COREB, a démissionné  comme administrateur de la COREB. Il a été remplacé par le Père Charbel Eid, Supérieur des Moines maronites libanais, élu à l'unanimité.

Le samedi 17 juin 2017, le Conseil d'administration de la COREB s'est réuni à Beauraing pour élire un nouveau ou une nouvelle président-e et un nouveau ou une nouvelle vice-président-e de la COREB, pour 2 ans.  Soeur Marie-Sophie d'Oultremont, Provinciale des Religieuses de l'Assomption, a été élue à la majorité absolue, Présidente de la COREB, en remplacement du Père Franck Janin, Provincial des jésuites.
Le Père Benoît Carniaux, Abbé de Leffe, a été élu à la majorité absolue, Vice-Président de la COREB, en remplacement de Soeur Marie-Renilde D'Haemer, Régionale des Salésiennes de la Visitation, qui a démissionné afin de respecter la parité homme/femme, prévue par le règlement d'ordre intérieur de la COREB.

Le nouveau Conseil d'administration est composé de/du :
Sœur Marie-Sophie d'OULTREMONT, Provinciale des Religieuses de l'Assomption,
Présidente Père Benoît CARNIAUX, Abbé de Leffe, Vice-Président
Sœur Marie-Renilde D'HAEMER, Régionale des Sœurs Salésiennes de la Visitation
Père Charbel EID, Supérieur des moines maronites libanais
Sœur Anne-Marie NEUVENS, Provinciale des Sœurs de Sainte Marie de Namur
Père Martin NEYT, osb, Prieur du Monastère Saint André de Clerlande
Sœur Marie-Paule SOMVILLE, Prieure du Monastère Notre Dame d'Ermeton.

lundi 12 juin 2017

ET DIEU CRÉA LES BELGES...

Ce 17 juin 2017, la Coreb vous invite à une rencontre aux sanctuaires de Beauraing avec toutes les formes de la vie consacrée
Comment annoncer l'Evangile, comment témoigner du Christ aujourd'hui en Belgique – et particulièrement auprès des jeunes ? Les initiatives et approches diverses tentées aujourd'hui rencontrent parfois un succès mitigé.
Face à cette réalité qui nous interpelle et nous déroute, n’est-il pas important d’essayer de mieux connaître les personnes à qui nous nous adressons ? Avant même d’imaginer des « méthodes » d’évangélisation, n’est-il pas essentiel de mieux comprendre et d’aimer cette « terre » dans laquelle nous voulons semer la Bonne Nouvelle ?

La COREB et l’ensemble des membres de vie consacrée vous invitent à un grand rassemblement ouvert à tous, pour nous interroger sur ce qui caractérise la Belgique et le peuple belge (en particulier francophone mais pas seulement) : son histoire, son tempérament, son profil ; ce qui l’attire, le repousse, le passionne, le rebute… afin de mieux percevoir où le Seigneur est déjà à l’œuvre et où il nous attend.


Pour télécharger le formulaire d'inscription par groupe

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mercredi 7 juin 2017

Pentecôte

Derrière le récit de la Pentecôte, tel que nous le décrit le Livre les Actes, et que nous avons comme première lecture de la Messe d’aujourd’hui, se profile en filigrane l’histoire de la tour de Babel et l’origine de la multiplicité des langues.

Cependant, pour bien percevoir le lien entre les deux récits, il ne faut pas faire du récit de Babel une lecture de type colonial, où l’unicité de la langue apparaîtrait comme un idéal et la multiplication des langues comme un châtiment divin. En réalité le sens du récit (au chapitre 11 du livre de la Genèse) est tout différent. Il s’agissait d’une critique de la prétention de Babylone à la domination universelle. La multiplication des langues mit fin à cette prétention. Par cette affirmation de leur différence les hommes se sont libérés de cette hégémonie. La construction de la tour qui prétendait s’élever jusqu’au ciel fut arrêtée et chaque peuple découvrit et affirma son identité propre.

Ce qui se produit le jour de la Pentecôte, ce n’est pas un miracle transformant les Apôtres (et tous les disciples présents, qui sont au nombre de 120, il ne faut pas l’oublier – cf. Actes 1,15) en autant de polyglottes parlant toutes les langues. Le miracle se produit plutôt chez les auditeurs. (C’est d’ailleurs la même chose que dans tous les récits d’apparitions – anciennes ou récentes. Ce qui se produit se produit toujours dans le voyant et non pas à l’extérieur de lui). Dans notre récit de la Pentecôte, chacun entend le message dans sa propre langue. Et Luc prend plaisir à établir une longue liste des peuples d’où proviennent tous ceux qui reçoivent le message : ce sont des Parthes, des Mèdes, des Élamites, etc. etc. (C’est ainsi que sont nées dès les premières années après le Christ les Églises de la diaspora, comme celle d’Égypte, qui sera une terre si fertile pour le monachisme quelques siècles plus tard)

Je ne puis m’empêcher ici de penser à cet admirable passage du « Testament » de Christian de Chergé quand, il parle de sa « lancinante curiosité » de voir ses frères de l’Islam à travers les yeux de Dieu, tout illuminés de la gloire du Christ, [et] ... investis par le Don de l'Esprit dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.

Dieu nous a tous faits différents les uns des autres. Cette différence, qui est l’une des caractéristiques de notre beauté comme créatures, est très importante aux yeux de Dieu, qui la respecte et y prend plaisir. Si nous nous regardons mutuellement avec les yeux de Dieu, nous admirerons et respecterons cette différence. Cela vaut des personnes. Cela vaut aussi des peuples et des nations.

Ce message vaut aussi pour tous les temps. Il assume une signification et une importance toute nouvelle en notre temps. A Babel, tous parlaient la même langue et étaient réunis dans un même projet -- un projet qui portait en lui-même la source de leurs discordes et de leurs divisions. La Pentecôte est au contraire le symbole d'un idéal de rencontre de toutes les cultures – y compris leurs approches religieuses particulières -- dans le respect mutuel des différences dont la grande diversité constitue la richesse même du monde créé qui représente ainsi les diverses facettes de la beauté de Dieu.

L’Église d’aujourd’hui est confrontée au même défi. Dans les années qui ont suivi la Réforme protestante et la Contre-Réforme, jusqu’à Vatican II, diverses causes ont provoqué un mouvement d’uniformisation gommant les différences. Vatican II a réaffirmé l’importance d’annoncer le message de telle sorte que chaque peuple et chaque culture le reçoive dans sa langue, c’est-à-dire dans le respect de tout ce qui fait sa différence culturelle. Après Vatican II on a beaucoup parlé de l’option préférentielle pour les pauvres ; de nos jours il faut peut-être se soucier de l’option préférentielle pour la différence. L’Église née le jour de la Pentecôte se doit d’être une présence humble et respectueuse au sein de chaque peuple et de chaque groupement humain, et non la branche religieuse de quelque forme que ce soit d’hégémonie.

Pour cela chacun de nous doit s’ouvrir à l’Esprit Saint qui veut faire en nous sa demeure. C’est le thème de l’Évangile d’aujourd’hui.


Fr Marie-Robert (osco)

samedi 3 juin 2017

SESSION COREB – JEUNES AU MONASTERE SAINT REMACLE A WAVREUMONT -
12 ET 13 MAI 2017
Thème de la session :
LE RESPECT A LA CROISEE DE LA CONFIANCE ET DE LA RENCONTRE
Par frère Renaud THON, Prieur
Etymologiquement, « RESPECT » vient de « Retrospicere », qui signifie « se retourner pour regarder, prendre du recul. C’est voir la personne comme un lieu de dignité ; dignité donnée par Dieu. On peut dire aussi que le « RE » de « respect » marque le recommencement, la répétition du commencement. C’est-à-dire, toujours repartir à la découverte de l'autre. Ne pas l’enfermer dans ce que l’on croit connaître de lui.
Le respect a toujours à voir avec la relation. Le Judaïsme et le Christianisme sont des religions de relation. Dans l’A.T., les différents noms de Dieu expriment les différents degrés de la relation de l’homme à Dieu. «ELOHIM» (pluriel) : exprime une relation à Dieu pour ce qu’il donne, pour ce que l’homme attend de lui : la pluie, la fécondité, la victoire etc. « EL » : exprime une relation à un Dieu qui fédère. On se reconnaît dans le culte que l’on rend au vrai Dieu Unique. Le « Tétragramme » YHWH désigne le Dieu de la rencontre intime et personnelle avec l’homme. Dieu se révèle dans l’ouverture à l’autre, dans l’altérité, dans la relation. Dieu parle à l’homme. Celui-ci écoute !
« Ecouter », c’est plus qu’écouter, même attentivement. C’est ouvrir son cœur. C’est Obéir !
Le respect envers Dieu, c’est respecter, pratiquer ses commandements dans l’écoute et la patience. Ils sont paroles de vie. Ils sont promesse…
Le «Shema, Israël, tu aimeras le Seigneur ton Dieu» du Deutéronome (6,4) est promesse.
Le «Ecoute, tu parviendras» de la Règle de saint Benoît (P, 1 et 73) est promesse.
Ecouter : pour entrer dans le respect dans la liberté de celui qui choisit cette attitude, il faut commencer par cela ! L’écoute mène à la connaissance, qui mène à l’amour.
Notre Dieu est un Dieu qui appelle. Par la vocation, Il nous a distingués, nous a extraits de la masse, nous a posés dans une communauté pour y vivre la fraternité. La fraternité est un don, jamais acquis. Il faut le travailler tous les jours. La fraternité commence par des « frottements », qui peuvent générer deux craintes. La première crainte est la peur de l’autre, que l’on voit comme un concurrent, un rival. La deuxième crainte est la peur de perdre l’amour de l’autre. A cet égard, JESUS, « doux et humble de cœur » est notre modèle. Comme Lui, ne pas juger, ne pas vouloir dominer !
La Bible nous apprend à ne pas nous mettre dans la soumission. Il faut sortir de l’affliction du destin pour entrer dans la construction de la destinée ! Ainsi, Abram se met en marche dans la confiance et devient « Abraham ». Ainsi Saraï, ‘Ma’ Princesse (qui appartient à) devient « Sarah », une personne dans son entière liberté.
Le respect implique à la fois le retrait, la distance juste, pour laisser à l’autre son territoire de liberté, et l’avance vers l’autre, pour aller à sa découverte. Dans cet esprit, le cloître monastique se révèle le « vide » de respiration nécessaire, autour duquel s’articulent tous les lieux de rencontre de la Communauté.
Le contre-respect, c’est la dévalorisation publique de l’autre. Ce qui s’oppose au respect, c’est la convoitise, qui, dans la Bible, est la satisfaction immédiate de ses désirs, si douloureusement illustrée en 2 s 13. L’homme doit apprendre à maîtriser ses pensées, qui sont les racines de ses actions ! Respecter l’autre, c’est se respecter soi-même, se contrôler, pour ne pas blesser.
Se sentir respecté est primordial. Le plus faible, le malade doit recevoir un respect tout particulier, car c’est le Christ souffrant que l’on recherche en lui.
Le respect concerne aussi la propriété. Le penchant à posséder pour soi (pour un usage pas immédiat) est contraire au respect envers la communauté et doit être réprimé (Jos. 7). L’individualisme, en effet, conduit à l’égoïsme et l’égoïsme amène à se mettre à l’écart de la communauté. Si une certaine solitude est nécessaire, elle ne doit pas conduire à l’isolement.
L’unité est vécue dans le nombre 13 : 12 + 1, c’est-à-dire la communauté plus UN, DIEU.
Dès lors, il va de la responsabilité de chacun des membres de la communauté de veiller à en garder l’unité et ce par la relation profonde qu’il a avec le Seigneur. Car, c’est dans l’unité que Dieu est présent et agit. La défection de l’un des membres brise l’unité avec Dieu. Il faut donc veiller les uns sur les autres pour que l’un de ses membres ne sombre pas dans ce qui peut nuire à la communauté. Mais si cela arrive, c’est alors la souffrance de la communauté qui la rend unie, dans la prière, devant Dieu (RB 28,5).
Et s’il survient un imprévu, le laisser s’installer. Choisir une solution adaptée à la situation. Lire les événements comme une Lectio Divina : Dieu nous parle !
Il faut accepter la vie telle qu’elle est.
Veiller et écouter JESUS qui apprend à ses disciples à « Garder la foi dans les tribulations » !


En conclusion : oui, vraiment, le mot « Respect » est à épeler dans un esprit d’amour envers Dieu et son prochain.
Le respect est le tout premier pas, dans l’humilité et la patience, pour entrer dans l’altérité.
Alors, transformons nos fragilités en amour.
Et pourquoi ne pas user de ces petits mots qui transfigurent une journée : « TU AS DU PRIX A MES YEUX »
+++++++
Wavreumont Mai 2017 fut encore une belle session, riche de l’enseignement chaleureusement prodigué par Frère Renaud THON et vécue dans une joyeuse fraternité dans cette Maison accueillante au cœur d’un magnifique paysage !
Sans oublier la mémorable soirée « festive » avec la découverte de nouveaux et fraternels visages.
Et dans la découverte de nos multiples diversités par l’ « exportation » d’objets typiques des différents pays et…continents !
MERCI A TOUS



Sr Marie Fabienne, Abbaye de Brialmont

mardi 30 mai 2017

Rencontre de la Coreb Jeunes du 12 au 13 mai 2017

C’est dans la joie des retrouvailles pour certains et d’une grande découverte pour d’autres que nous nous sommes retrouvés au monastère Saint Remacle de Wavreumont pour un temps de formation, d’approfondissement et de rencontre fraternelle.
Nous nous sommes réunis autour du thème : « Le respect, à la croisée de la confiance et de la rencontre » avec le frère Renaud Thon, prieur du monastère pour les conférences.
C’est avec l’office des vêpres que nous avons débuté cette rencontre, suivi d’une introduction au thème, d’une soirée détente où chacun avait pour mission d’apporter un symbole représentant notre pays d’origine. Nous avons donc voyagé à travers le Togo, les 2 Congo, le Mexique, l’Italie, la France, la Corée, le Rwanda et bien sûr la Belgique lors de cette soirée riche en découverte.
Pour cette rencontre, nous étions 25 frères et sœurs de diverses communautés religieuses, et ce fut pour moi, membre d’une communauté nouvelle, la communauté des Béatitudes, une grande joie de participer pour la première fois à cette rencontre riche en communion fraternelle, en échanges fructueux et en une grande écoute mutuelle.
A travers les enseignements, les temps de partage en groupe avec des pistes de réflexions données par le conférencier, ou encore de simples échanges informels, nous avons pu goûter à quel point le respect vient de la découverte de l’autre qui va me faire grandir parce que le respect est toujours lié à la relation. Le frère Renaud a mis l’accent sur l’importance de toujours chercher à construire chaque jour la fraternité, ce don merveilleux de Dieu. N’oublions que notre religion est une religion de relation.
Notre religion est une religion de relation et il est Il nous a aussi démontré à quel point l’écoute ne pouvait être dissociée de cette notion de respect. Il a aussi abordé la notion de l’individualisme, la question de la propriété.

Laissons-nous donc sans cesse configurés au Christ et revêtons ses sentiments afin de le découvrir à travers nos frères et sœurs dans ce souci que notre vie fraternelle ressemble de plus en plus à une « lectio divina ».Osons relancer la joie de la découverte dans nos différentes communautés, « l’autre peut toujours me surprendre ».
Sr Emmanuelle-Marie de l'Annonciation

mercredi 3 mai 2017

Programme coreb-jeunes Wavreumont mai 2017



Vendredi 12/05

17 h 00: Accueil
18 h 00: Vêpres
19 h 00: Souper
19h 45: Exposé, introduction au thème
20 h 45: Soirée détente
22 h 00: Complies

Samedi 13/05

06 h 30: Laudes
A partir de 07h 10: Déjeuner (parlé)
8h 30: Eucharistie
09h 15: Conférence
10h 15: Pause
10h 40: Carrefour
11h 40: Payement

12h 00: Milieu du jour
12h 30 : Dîner (en silence avec la communauté)
13h 30: Balade
14h 15: Conférence
15h 15: Carrefour
16h 15: Goûter
16h 40: Plenum
17h 15: Evaluation
17 h 30: Au revoir !


mercredi 19 avril 2017

Profession solennelle de Sr Charlotte Bénédicte du 12 février 2017

«C’est comme une terre ferme où l’on aborde…»

Émerveillement. C’est le premier mot qui me vient au sujet de la profession. Émerveillement de Dieu et de son œuvre, de son amour des hommes et du chemin de grâce qu’il veut ouvrir à chacun. Je ne cesse de m’étonner, de m’émerveiller, si je pense à ma propre histoire… C’est bien vrai: «Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham», avec les pierres du chemin…! Ça m’émerveille que Dieu ait fait cela pour moi, et pourtant: rien de plus banal, c’est bien ce qu’il veut faire en toute vie! Et dont tant d’autres ont été des témoins pour ma route! Voilà la merveille! Merveille de la vocation chrétienne, de cette communion fraternelle, en Église, vers Dieu et en Lui…

La profession, c’est le renouvellement très profond des vœux de mon baptême, reçu à l’âge de 19 ans, de cette incorporation au Christ, qui m’a appelée et m’a aussi donné de lui répondre, malgré bien des obstacles… Joie sans mot de Lui, joie de gratitude très forte. Et surtout, début d’un chemin, d’autant plus beau et affermi qu’il est irrévocable : une alliance, une promesse mutuelle, scellée pour toujours! C’est comme une terre ferme où l’on aborde après une longue traversée et où on peut enfin avancer, plein de confiance et d’allant, parce que c’est Lui qui s’est engagé le premier, qui a pris notre vie dans la sienne… Joie de la joie de Dieu, de sa joie de nous, parce qu’il nous aime! Joie de participation à sa Bonne Nouvelle pour tous les hommes et pour notre monde assoiffé.
sr. Charlotte, Paix Notre-Dame, Liège

lundi 27 mars 2017



« … afin de gagner le Christ
    et d’être trouvé en lui. »

Phil 3, 8
Frère Estephan
Dani Al Nassr

s’engagera pour toujours à la suite du Christ
par la profession monastique
selon la Règle de saint Benoît
en l’abbaye cistercienne Notre-Dame d’Orval.


Abbaye Notre-Dame d’Orval
B-6823 Villers-devant-Orval
Le Père Abbé et les frères de la communauté d’Orval,
Monsieur et Madame Al Nassr
vous invitent à partager leur joie
en participant à la célébration.

vous serez les bienvenus au repas.
Merci de confirmer votre présence
au plus tard pour le 18 avril.


Le mercredi 24 mai 2017, à 10h00,
au cours de l’eucharistie.